2013/07/04 at 5:20
GREY REVEREND « A HERO’S LIE » (MOTION AUDIO)

Cela faisait une petit moment que la musique de Grey Reverend était un secret jalousement gardé par les connaisseurs. Fort heureusement, ce deuxième album révèlera au reste du monde sa pure puissance musicale.

Pour L.D Brown, originaire de Brooklin, la musique est un moyen de se connecter au monde. Tels ses influences et les artistes auxquels il est souvent comparé (Elliott Smith, Jose Gonzales, Ray Lamontagne et Will Oldham), l’œuvre de Brown est aussi brute émotionnellement que musicalement. Ses chansons, qui se composent souvent simplement de sa voix captivante sont accompagnées de son style de guitare percussif et d’un synthé aux accents blues.

J.Swincoe (The Cinematic Orchestra), collaborateur et compagnon de label, sortira l’album cet été sur son propre label Motion Audio. A peine remis de son incroyable performance sur North Borders de Bonobo, la catharsis musicale de L.D Brown est prête à être dévoilée.

Le titre d’ouverture « Everlasting » piège l’oreille grâce à sa mélodie puissante et à sa voix plein d’aspirations. L’auditeur est immédiatement enveloppé par l’atmosphère de l’album, aussi vivifiante qu’une brise automnale. Le chant de crooner de « My Hands » devient un classique instantané, et a d’autant plus de valeur de par la rareté de son approche. La mélodie intemporelle et tentatrice et les paroles faussement simples de « This Way’s » laissent place à des textures élémentaires qui mettent au défi le cerveau de ne pas générer les illustrations les plus vives.

« The Payoff » est une pièce maîtresse d’émotion, une méditation sur le passage du temps. L’atmosphère de l’album est aussi due au décès d’Austin Peralta, ami proche et collaborateur de Brown, et dont la mort tragique est survenue en 2012. On peut nottament entendre Peralta jouer du piano sur le titre « The Payoff ». « Little Jose », seul morceau instrumental de l’album et suite de « Little Eli » du premier album de Grey Reverend, est un solo de guitare ecrit pour Jose Gonzales. La douce et courte chanson fait larguer les amarres à l’auditeur avant de l’entraîner dans son glorieux tourbillon.

Brown a décidé de produire lui-même A Hero’s Lie sur lequel il joue les percussions, les synthés ainsi qu’un mellotron fait maison, sans oublier sa guitare rythmique fétiche. Grand bien lui en a pris, cela a certainement amélioré la cohésion de l’album et ses thèmes récurrents. Ceci est un album qui a été assemblé à l’aide de la plus grande des sincérités. Le résultat est vraiment, sérieusement bon.

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