2011/02/28 at 4:09
THE DEATH SET – ‘MICHEL POICCARD’ (COUNTER RECORDS)

Le nouvel album de The Death Set, “Michel Poiccard”, arrive marqué par la tragédie. Pour leur premier album, « Worldwide », les deux Australiens, Beau Velasco et Johnny Siera, expatriés vers Baltimore au début des années 2000, étaient le noyau du groupe. Alors que les deux amis s’apprêtaient à écrire un nouvel album ensemble, Velasco, qui ne parvenait à lutter
contre son addiction à la drogue, décédait d’une overdose.
Le groupe a été anéanti, à tel point qu’il est toujours quasiment impossible à Johnny d’en parler. Cependant, avec les autres membres, Daniel Walker et Jahphet Landis, il a décidé de faire de ce nouvel album une célébration de la vie de Velasco. Installés à Brooklyn et recrutant leur vieil ami et voisin de Baltimore XXXchange (Spank Rock, Kele, The Kills) aux
manettes, ils créent “Michel Poiccard”, un album qui ne perd rien du charme de leurs précédents travaux tout en y ajoutant une profondeur incroyable, en terme de punch avec ce que XXXchange met sur la table, et en terme de sensibilité, la perte, la nostalgie désespérée qui imprègne tout le disque et atteint des sommets sur “I Miss You Beau Velasco” et le final “Is It
The End Again?”.
Il y a des chansons sur les énormes beuveries (“Chew It Like A Gun Gum”), sur une façon très particulière de se saluer (le premier single, “Slap Slap Slap Pound Up Down Snap”), un élan de positivisme dans ces temps bien rudes avec « We Are Going Anywhere Man », un hommage à l’une des stars de A Bout de Souffle (“Michel Poiccard Prefers The Old (She Yearns For The Devil)”), une histoire d’équipement défoncé et de promoteurs en colère (“Can You Seen Straight?”), et un hymne punk aux Françaises à qui on fait l’amour dans les toilettes (“I Like The Wrong Way”). Diplo se joint à la baston et leur livre une ligne de keyboard sur “Yo David Chase!”, tandis que Spank Rock apparaît sur “7PM Woke Up An Hour Ago”. Tout ça sent bon le
Ritalin (ndlr : médoc contre l’hyperactivité) comme sur leurs albums précédents, mais avecquelque chose en plus, une marque, une trace profonde. Au dessus de tout cela flotte l’esprit de Beau Velasco, amusé et laconique. Ses mots ont été récupérés sur des vieux samplers et des anciennes sessions de ProTools, c’est donc bien sa voix qui ouvre l’album, avec cette phrase qui plus que jamais résume la mission du groupe : “I wanna take this tape and blow up ya fuckin’ stereo!”

Ce contenu est restreint aux membres. Si vous êtes un utilisateur enregistré, connectez vous. Les nouveaux utilisateurs peuvent s’enregistrer ci-dessous.

Connexion pour les Utilisateurs enregistrés
 Se souvenir de moi  
Nouvel Utilisateur?
*Champ requis