2009/10/05 at 1:45
THE HEAVY « THE HOUSE THAT DIRT BUILT » (COUNTER RECORDS)

The Heavy grandit. Avec un passé voué aux joies du sampling et un présent rempli de guitares, de basses et de batteries déchaînées, des goûts musicaux schizophrènes, ils ont construit cet album, comme une maison, brique après brique. Et sont donc désormais très heureux de vous recevoir dans cette demeure, pour y fouiner, et y faire la fête, si vous voulez bien. Mais si jamais vous y trouvez des traces de sang, c’est normal. Car on ne vous a pas dit que ce serait facile. Mais, ce qui est sûr, c’est que ce sera la meilleure fête de votre vie.
“Oh No! Not You Again” démarre comme il se doit, tel un monstre garage punk, Shingai Shoniwa (The Noisettes) orant les choeurs à ce morceau qui sonne comme du Little Richard possédé par le diable. Le principal single, “How You Like Me Now”, est du pur funk voodoo. “Sixteen” accompagne le fantôme de Screamin’ Jay à travers l’histoire de Satan et de sa jeune épouse. “Short Change Hero” est une histoire d’amour digne d’un western spaghetti tandis que “No Time”, qui combine breaks crasseux et cris fracassants, parle d’un amour perdu qui aurait dû durer toujours. “Long Way From Home” est un punk blues sur l’authentique et sincère désir ardent. Quant à “Cause For Alarm” c’est plutôt du reggae/ska 2 Tone alors que “Love Like That” nous fait retrouver le vieux King Jammys. “What You Want
Me To Do” est aussi intense que du Hendrix. Et enn, “Stuck”, montre que The Heavy est capable sans effort d’allier ses nombreuses inuences dans des love songs, qui renouvellent le genre tout en restant hors du temps.
Mixé et produit par Jim Abiss (bien connu pour avoir travaillé avec Arctic Monkeys, Adele et Kasabian) et avec The Noisettes sur trois morceaux (The Heavy a tourné avec eux, ils sont tout de suite devenus amis), “The House That Dirt Built” représente un pas énorme par rapport à leur déjà fantastique premier album “Great Vengeance & Furious Fire”.
Ce second album, contrairement au précédent et grâce à leur expérience du live, est un vrai album de groupe. Comme le rock ‘n’ roll des débuts, le blues et le rhythm & blues qui l’ont inuencé, “The House That Dirt Built” est énorme, drôle, terriant et sûrement même beau. C’est, en fait, une maison dans laquelle vous reviendrez, encore et toujours.

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