2008/06/23 at 3:22
DAEDELUS « LOVE TO MAKE MUSIC TO » (NINJA TUNE)

1893. Chicago. L’exposition Universelle de Colombus qui commémore les 400 ans de la découverte du continent américain ouvre ses portes. Dans l’entourage de Nikola Tesla, pionnier rebelle de l’électricité moderne, voyage Alfred Darlington, un jeune inventeur venu de Los Angeles. Le deuxième jour seulement de l’exposition, Darlington est électrocuté lors d’un terrible accident, prononcé mort et amené direct à la morgue. Deux jours plus tard, le coroner entend frapper depuis l’un des tiroirs où Liens : les corps sont entreposés. Armé d’un pistolet et d’une fiole de whisky, il ouvre le tiroir et y trouve Alfred non seulement en vie,
mais baragouinant des trucs au sujet d’un futur qu’il a visité et demandant à ce que désormais tout le monde l’appelle Daede- lus! Tesla, à la fois soulagé que le garçon ait survécu et embarrassé pour l’accident, lui ouvre de nouveau les portes de son atelier.
Durant les six mois suivant de l’Exposition, le jeune revenant consacre tout son temps à construire d’étranges instruments électroniques et, lors de la toute dernière nuit de l’exposition, présente Love To Make Music To Symphony qui, clame-t-il, est /daedelusdarling le son qu’il a entendu dans le futur. Les conditions de la performance sont chargées de mystère et de secret, dû à la dissimula- tion gouvernementale. Les quelques rapports qui ont malgré tout filtré rapportent que les gens sont devenus fous en écoutant ces sons étranges, aliens, que le jeune compositeur a décrit comme de la « musique », et qu’ils ont hurlé, ri, retiré leurs vêtements, se sont lancés dans des rapports sexuels les uns avec les autres et avec eux-mêmes, puis sont tombés dans de longues rêveries en criant « les collines, les belles collines ». Daedelus a été arraché de la scène et jeté à perpétuité dans un hôpital psychiatrique de Chicago, où il est resté jusqu’à sa mystérieuse disparition le 29 mai 1913, la nuit des manifestations à Paris contre la première représentation de Stravinsky de son Sacre du Printemps. Cependant l’histoire a un nouveau rebond- issement.
En effet, le Docteur John Thompsock du Chicago Ultra-Arts & Science-head Institute, par ailleurs l’un des plus grands spécial- istes vivants de Tesla, est très fier d’avoir trouvé en Europe de l’est dans les affaires apparemment perdues du célèbre inventeur un disque cylindrique. En le jouant, il a découvert qu’il s’agissait en réalité de l’unique enregistrement du premier et dernier concert de Daedelus !
Digitalisé et nettoyé de tout craquement, il s’agit de l’enregistrement que vous tenez entre vos mains. Ou que vous êtes en train d’écouter. Presque aussi étrange qu’au jour où ça a été joué pour la première fois, toujours aussi susceptible d’être décrit comme une fièvre sexuelle. Pour vous aider, et également entretenir la fièvre, cette version fait appel aux commentaires d’un certain nombre de spécialistes, parmi lesquels Ommas Keith et Taz de la Sa-Ra Foundation, le docteur Michael Johnson, les professeurs Nfa, Paperboy, Erika Rose et Laura Darling (du Long Lost Institute).
C’est le meilleur album de Daedelus et le plus accessible aussi. Un hommage à la culture rave anglaise des débuts, qu’il a découverte à 15 ans dans une auberge de jeunesse de Londres alors qu’il était en vacances. Le single principal est “Make It So” avec une video et remix de XXXchange (Spank Rock). Daedelus a été remixé et a joué avec Madlib, il fait également parti d’un groupe avec Taz de Sa-Ra (producteur de Eryka Badu et sbire de Kayne West). Parmi les guests de l’album, Paperboy, grammy award du meilleur rappeur, Michael Johnson, producteur entre autre des disques de Lilys and Holopaw (Subpop). Taz Arnold et Om’mas Keith viennent du très acclamé mais non moins secret Sa-Ra (avec Shafiq Husayn). Et Erika Rose est une chanteuse très sollicitée et très occupée. Daedelus sortira dans quelques mois un album electro/acoustique très romantique avec sa femme Laura Darling sous le nom de The Long Lost. Les précédents albums de Daedelus sont sortis sur Mush, Ninja Tune, Eastern Developments, Plug Research, Phthalo, Soul Jazz, Epitaph, Melodic, Full Time Hobby, Def Jux, Hefty, Tigerbeat6, Planet Mu et pleins d’autres. Il est enfin très important de noter que Daedelus est influencé par les habits et la culture victorienne ancienne (pré dandysme Prince Albert) et non pas édouardienne comme cela a pu être écrit par le passé. Ses costumes de scène proviennent pour la plupart de cette période.

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