2007/02/12 at 11:22
POP LEVI « THE RETURN TO FORM BLACK MAGICK PARTY » (COUNTER RECORDS)

Ce n’est certes pas souvent que l’on peut utiliser l’appellation de “chat” pour décrire un humain sans se sentir anachronique. Mais ce n’est pas tous les jours non plus que l’on rencontre quelqu’un comme Pop Levi, et Pop Levi est une sorte de chat étrange.
Né à Londres, ses racines musicales sont à Liverpool, il y joue régulièrement avec Ladytron et possède une maison à Los Angeles. Pop Levi aime à expliquer ce qu’il y a de bon dans la musique pop et en quoi elle est «astrale ». Son premier album “The Return To Form Black Magick Party” peut d’ailleurs être convenablement affublé de ce terme, “astral”. Bien que le précurseur le plus plausible de ce style puisse être Mark Bolan, écoutez attentivement et vous entendrez des touches de plein d’autres artistes, de Jack White, Prince et Jimi Hendrix à Bob Dylan, Lennon et Beafheart. Mais plus qu’être un simple pastiche, c’est ce que Pop appelle le “Channeling”. Cet album est d’une telle conviction, rempli de flair et d’énergie qu’il en devient irrésistible, comme si l’on poussait le pied à fond sur l’accélérateur.
Du single d’ouverture «Sugar Assault Me Now », « Return To Form… » vous prends et vous transporte à travers un océan de riffs de guitare déchiquetés, de tambour grondant, de basses « fuzzy », guidé par la voix unique de Pop. Avant que vous ne vous en aperceviez, « Blue Honey » a commencé et vous voilà reparti sur un groove monstrueux. « (AStyle Called) Crying Chic » est un folk-blues acide et frémissant, « Pick Me Up Uppercut » est une bubblegum pop qui pourrait rappeler The Undertones ou Shirelles. « Skip Ghetto » prend une tournure plus contemplative, ses paroles parlant apparemment d’une fille. « Dollar Bill Rock » élève à nouveau le tempo d’un blues affolé. « Flirting » est épique et touchant, « Mournin ‘ Light », un monstre de riff rock, « See My Lord » relève du jazz d’avant-garde et « Hades Lady » d’un Dylan électrifié. Les coins de l’album s’arrondissent enfin avec « From The Day That You Were Born », une comptine emplie de cordes, destinée à la fille de Pop, qui à ce jour pas encore née…
Dans la forme, Pop semble complètement exploser le consensus fatigué du rock anglais. Il n’est pas question pour lui de raconter  la sévérité de la réalité, Pop Levi n’est pas un reporter, il veut recréer la réalité et la recréer à son image. Appelez ça « projection astrale » si vous le voulez mais Pop Levi va devenir une Star…

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