1998/10/05 at 5:02
THE CLIFFORD GILBERTO « I WAS YOUNG AND I NEEDED MONEY » (NINJA TUNE)

Voici le premier album de Clifford : une véritable bombe qui hisse le jazz vers sa dimension la plus rythmiquement abusive. Un groove époustouflant travaillé par un orfèvre du son qui, non content de détrôner les maîtres du genres, fait preuve d’un sens de l’humour 100% acide. Mais d’ou vient ce génie ? Mais comment nous l’avoir caché aussi longtemps ? Et surtout pourquoi ? ? ? … patience, chers amis : Lisez plutôt ce qui suit.

Clifford Gilberto est né il y a 26 ans de cela en Terre Haute, dans l’Indiana et au milieu de nulle part. On dit de son père qu’il est costaricain, de sa mère qu’elle est allemande, mais de bien persistantes rumeurs l’ont déclaré comme fruit de l’amour caché entre Astrud Gilberto et Stan Getz…
Alors âgé de 9 ans, ces parents décident de s’exiler pour l’Allemagne où il a vécu jusqu’à l’âge de 16 ans. Le jeune Clifford retourne par la suite aux Etats-Unis finir sa scolarité. Il travaille là-bas dans une décharge et une ferme jusqu’à trouver suffisamment d’argent pour se payer une camionnette et tracer à travers le continent pendant près de six mois. A l’âge de 19 ans, il retourne en Allemagne pour étudier le design industriel a Francfort. Sentant l’ennui poindre à grands pas, il entreprend un judicieux revirement de carrière : le 7ième art lui ouvre ses portes et Clifford se fait fort de dessiner sur ordinateurs des maquettes de vaisseaux spatiaux pour une entreprise de production cinématographique allemande.

Clifford appris ses leçons de pianos dès l’âge de 8 ans. Affirmant très tôt son amour du jazz, ses références musicales se nomment Thelonious Monk et Charlie Mingus. Son professeur de piano tomba de fait en syncope lorsqu’il s’enflamma à improviser sur des préludes de Rachmaninoff… il avait 13 ans. Plusieurs formations jazz reçurent par la suite sa collaboration, tant dans un jeu classique qu’expérimental. Fort de ces expériences multiples, il décida par la suite de faire bande à part.
Des divers productions qu’il a alors réalisées, aucunes n’auraient du franchir le pas de sa porte. Seulement sa petite amie, convaincue de ses mérites, vit les choses d’un autre œil : utilisant moult stratagèmes que nous laisserons à sa discrétion, elle réussit à motiver Clifford afin que celui-ci fasse parvenir une démo auprès de son label favori. Une semaine plus tard, notre héros reçu une réponse positive des Ninja. Le Clifford Gilberto Rhythm Combination est né.

La musique de Clifford Gilberto ne traite pas du beat le plus « big », de la basse la plus « fat » ou du mix le plus « smooth ». Non, ici le mot d’ordre est le fun, un état d’hyperactivité ou de mégadéfonce (voir les deux en même temps). Il s’agit de ne pas prendre les choses trop au sérieux et de rêver d’être une « Motown Star ». Il s’agit de jazz (ouais, ouais, ouais…) et de ne pas s’emmerder à faire la même chose deux fois…

01 Restless
02 Deliver the Weird
03 I Wish I Was A Motown Star
04 Ms. Looney’s Last Embrace
05 A Different Forrest
06 Soulbath
07 Kula World
08 Skippy’s First Samba Lesson
09 Earth vs. Me
10 Brasilia Freestylee
11 Giant Jumps
12 Concrete Cats
13 I Was Young and Needed the Money
14 Ridiculo

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